Sylvie de Gérard de Nerval
Afin de comprendre la dynamique de la nouvelle Sylvie, de Gérard de Nerval, j’ai cherché sa généalogie et animé une constellation familiale selon Bert Hellinger.
En réalité, il parle de sa mère….
La généalogie de Gérard Labrunie
Gérard de Nerval naît le 22 mai 1808 à Paris. Il est le fils d’Étienne Labrunie, médecin militaire fils de Joseph (1749 – 1782) né en 1776, et de Marie-Antoinette Laurent (ou Marguerite Laurens geneanet) fille d’un marchand linger de la rue Coquillière.
Il est confié quelques mois plus tard à une nourrice de Loisy, près de Mortefontaine. Nommé le 8 juin suivant médecin militaire adjoint à la Grande Armée, le docteur Labrunie est attaché le 22 décembre au service de l’armée du Rhin.Le 29 novembre 1810, sa mère meurt à Głogów, en Silésie alors qu’elle accompagnait son mari médecin militaire.
De 1808 à 1814, Gérard est élevé par son grand-oncle maternel, Antoine Boucher, à Mortefontaine, dans la campagne du Valois, à Saint-Germain-en-Laye et à Paris. Au printemps 1814, le docteur Labrunie retrouve la vie civile et s’installe avec son fils à Paris, au 72, rue Saint-Martin. Son pseudonyme « de Nerval » vient du nom d’un champ de son grand-père maternel (1750 – 1834) dont il hérite, en 1834.
Sylvie, fille du feu
Le narrateur assiste à une pièce de théâtre pour admirer l’actrice Aurélie. Il se remémore alors de Sylvie, dentellière dont il fut amoureux et d’une fête de village où elle pleura quand il avait offert une couronne de lauriers à une certaine Adrienne. Après être allé à Paris pour y reprendre ses études, il apprend qu’Adrienne est partie dans un couvent. Pensant qu’Aurélie représente Adrienne, il veut revoir Sylvie.
Il rencontre Sylvie et son frère Sylvain, va dans la maison de son oncle décédé puis chez la grand-tante de Sylvie, où ils se déguisent en mariés avec les habits de la grand-tante.
Plus tard, ils vont chez Aurélie où ils rencontrent le père Dodu qui lui apprend que Sylvie va probablement se marier avec « le grand frisé ». Il fait un lien entre Aurélie la comédienne et Adrienne la religieuse quand Aurélie lui dit : « Vous ne m’aimez pas ! Vous attendez que je vous dise : La comédienne est la même que la religieuse’ ; vous cherchez un drame, voilà tout, et le dénouement vous échappe. Allez, je ne vous crois plus ! » Finalement, quand il apprend qu’Adrienne est morte, il pense que « Adrienne [et] Sylvie — c’étaient les deux moitiés d’un seul amour. L’une était l’idéal sublime, l’autre la douce réalité. »
Constellation familiale et interprétation de Sylvie
Plaçons le narrateur et les 3 filles, Adrienne, Sylvie et Aurélie. Le narrateur se place face à Sylvie, Aurélie les regarde et Adrienne va dans un coin car elle veut mourir.
- Quand Aurélie lui demande à qui il pense, il répond qu’il pense à Sylvie et non à Adrienne… Quand Sylvie lui dit qu’Adrienne est morte, cela ne lui fait rien. Par contre, quand elle lui dit qu’elle est promise à un autre, cela lui fait de l’effet.
- Dépité, il retourne voir Aurélie et pense pouvoir être avec elle. Malheureusement elle pense n’être qu’un lot de consolation.
- Quand le narrateur s’allonge au sol, il se sent bien, ce qui montre sa dynamique morbide.
En prenant un représentant pour le père, nous arrivons au placement suivant :
En conclusion, le narrateur met en scène les femmes de son père. Et il est morbide car il veut rejoindre sa mère qu’il appelle Sylvie pour « Si elle vit ». Il est dans une dynamique que Bert Hellinger appelle « Le mouvement interrompu vers la mère« .
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