Le terrorisme, un comportement addictif

Le terrorisme, un comportement addictif

Suite à un article de courrier international, j’ai compris que le terrorisme était une addiction particulière pouvant être fatale à son « porteur ». « Terroriste » est un jugement porté sur autrui, ce que condamnait Marshall Rosenberg, l’inventeur de la CNV. Voici quelques réflexions sur leur dynamique familiale, les besoins recherchés et comment trouver des solutions favorisant la paix à long terme tant avec les victimes que les persécuteurs.

Une dynamique de fils à maman morbide

Bert Hellinger pense que l’addiction vient de la difficulté d’un homme de s’appuyer sur son père, le plus souvent dû à une dynamique morbide de fils à maman. Comme il le précise « ils se croient tout permis ». Un soldat défend souvent sa mère et il m’est souvent arrivé de prononcer des paroles rassurantes à une personne morte au combat, et lui signifier que sa mère était fière de lui pour qu’il soit en paix.

Quels sont les besoins couverts ?

Les deux besoins les plus importants, couverts par ce comportement, sont systémiques : l’appartenance et l’équilibre.

  • Quand une personne se sacrifie pour une « noble cause », elle se sent innocente car elle respecte les règles du groupe. Elle satisfait ainsi son besoin d’appartenance. Souvent, elle est en colère, en toute bonne conscience, envers les personnes qui ne respectent pas ces règles d’appartenance communautaires et les rendent responsables de leur état. Elle reste comme un enfant qui refuse de grandir et de revisiter ses croyances systémiques. Dans l’intrication, une personne reprend le destin et la place d’une autre et pense aussi appartenir à son système familial. Malheureusement, elle ne respecte pas le destin de son ancêtre ou de la personne qu’elle veut remplacer.
  • Il arrive aussi qu’elles aient connu des personnes tuées par des policiers ou des militaires et qu’elles veulent les rejoindre. Elles sont dans la dynamique « je te suis » et pensent compenser par leur sacrifice le destin d’autrui.

La solution consiste à remplir ces deux besoins.

Une solution ? Rétablir l’équilibre et l’appartenance

Comment remplir ces deux besoins ?

Les stages de réinsertion ou la justice réparatrice contribuent à leur réintégration :

  • Dans un reportage d’Arte sur des stages de réinsertion de délinquants en Allemagne, le groupe de parole est une sorte de famille qui remplit le besoin d’appartenance, tout comme les AA.
  • Un reportage sur de très jeunes délinquants au Brésil montre leur réinsertion en les intégrant à centre équestre. Ils apprennent alors autant à donner qu’à recevoir, base de l’équilibre.
  • Dans la justice réparatrice, le besoin d’équilibre est satisfait par la réparation que peut apporter le persécuteur à sa victime.

Dans ces cas, la justice expiatrice est exclue. Sinon, la violence institutionnelle perpétuera leur violence.

Un besoin supérieur de paix ?

Persécuteurs ou sauveurs professionnels sont des personnes impulsives qui ne sont pas en paix. Cette paix peut être apportée en cicatrisant les traumatismes passés, en apportant la sécurité à la victime et l’appartenance au persécuteur.

Cicatriser les traumatismes passés

Les traumatismes influent sir le fonctionnement du cerveau. Dans le cas d’abus sur enfant, l’amygdale gauche est affectée par la qualité du soin maternel. Pendant l’adolescence, c’est l’amygdale droite. L’hémisphère gauche représentant la connexion universelle, un genre d’appartenance, et le droit la mise en place de limites avec les autres, une sécurité physique…

L’EMDR et les constellations familiales permettent d’être en paix avec des événements passés et la mort de personnes plus ou moins proches.

Intégrer les persécuteurs

C’est la prescription la plus délicate car elle va à l’encontre des idées reçues. En permettant au coupable de « racheter » son acte, son statut humain est reconnu. Le système carcéral est non seulement inhumain, mais, de plus, il est inefficace.

En conclusion

Faisons travailler nos méninges et favorisons la paix à long terme en cicatrisant les traumatismes personnels et systémiques à l’origine de cette addiction meurtrière, en réintégrant les persécuteurs, souvent appelés terroristes pour leur dénier leur nature humaine et éviter une solution pacifique à long terme.

Pour aller plus loin

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