Les 3 dynamiques familiales de Sigmund Freud

Voulez-vous connaître la psychogénéalogie et les dynamiques familiales de Sigmund Freud ? Voici son arbre généalogique : sont en grisé les membres de sa famille qui ont connu un destin difficile.

Quels sont les faits généalogiques qui ont marqué sa famille ?

  • La première femme de son père, Sally, est morte jeune, à 42 ans.
  • Sa deuxième femme serait morte morte jeune aussi, si elle a existé.

Quels traumatismes a-t-il vécu ?

  • Né en 1856, il perd un frère, Julius, quand il a 1 an, mort de la tuberculose en même temps qu’un oncle maternel qui portait le même prénom.
  • En 1920, sa fille aînée Sophie âgée de 26 ans, meurt de la grippe espagnole. Sigmund décrit cette perte ainsi : « Comme je suis profondément incroyant, je n’ai personne à accuser et je sais qu’il n’existe aucun lieu où l’on ne puisse porter sa plainte. (…) Tout au fond de mon être, je décèle le sentiment d’une blessure narcissique toujours ouverte ». Il développe ses théories sur l’instinct de mort Thanatos cette même année. Il écrit en mars, « la pensée de la mort ne m’a pas abandonné. »
  • En février 1923, une tumeur est découverte dans sa bouche.
  • En juin 1923, un fils de Sophie, Heinz, meurt à 4 ans. « Je n’ai jamais
    aimé aussi intensément un enfant », notera encore Sigmund Freud.

Quelles sont les dynamiques familiales mises-à-jour ? Elles sont au nombre de 3 :

Nous retrouvons nos 3 dynamiques familiales les plus courantes : « je te le rappelle », « je te suis » et « plutôt moi que toi ». Elles se passent en trois temps.

  • Sophie, la fille de Sigmund Freud est identifiée à la première ou à la deuxième femme de Jacob, son grand-père. A priori, Rebecca, celle qui est cachée. Elle meurt pour rejoindre l’une des 2, pour la rappeler au système. « Je te la rappelle ».
  • Freud développe son cancer, voulant inconsciemment rejoindre sa fille. « Je te suis» lui dit-il inconsciemment.
  • Le petit-fils Heinz meurt l’année où se déclare le cancer de son grand-père Sigmund. Sa dynamique est « plutôt moi que toi ». Il meurt pour sauver son grand-père. Il peut aussi être identifié à son grand oncle Julius mort jeune.

Quelle est l’influence de ces dynamiques familiales sur les théories psychanalytiques ?

  • Dans le cadre d’un frère et d’un oncle mort, l’enfant veut mourir pour le rejoindre ou rester avec sa mère pour le remplacer. C’est pour cela que Freud restera le préféré de sa mère et qu’elle vécut avec lui.
  • Freud ne voulait pas coucher avec sa mère, mais remplacer son frère.

Michel Onfray, dans son livre « Le crépuscule d’une idôle »  émet l’hypothèse que Sigmund ait eu des relations avec la soeur de sa femme Martha et qu’un avortement ait eu lieu. Cela renforce la dynamique morbide. Freud continuait à fumer le cigare après la découverte de sa tumeur de la mâchoire.

Je n’ai pas découvert la fascination du meurtre chez Sigmund Freud, meurtre du père, meurtre du patriarche de la horde sauvage. Il a eu un oncle paternel emprisonné pour avoir fabriqué des faux billets, mais pas de meurtre apparent.

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  1. Philosophie et psychanalyse, deux mondes de croyants | Picologue - 22 octobre 2016

    […] nous n’avons ni objectifs, ni phénomènes observés. Le résultat des théories de Freud furent catastrophiques, voyez ce que sont devenus ses patients. Il est aussi impossible de déduire […]

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