Je suis contente de te voir en vie

Je suis contente de te voir en vie

Dans une récente constellation, un homme ne se sentait pas à sa place.

Il avait perdu deux frères aînés et je n’avais que deux hommes dans l’assistance. Que faire ? La constellation fut l’une des plus belles de la soirée.

La question initiale : je ne suis pas à ma place

Cette question de place est très courante. Elle n’est ni concrète, ni orientée solution et vient souvent de la mort de frères ou de soeurs, y compris des fausses couches et des avortements. C’est pourquoi il est important de demander à ses parents s’ils n’ont pas perdu d’enfants.

Il convient de différencier si la personne ne se sent pas à sa place dans sa famille d’origine, ce qui renvoie à sa fratrie, ou à sa famille actuelle dans le cas de couple ou d’enfants.

Le client précise « Je n’aime pas être le premier et ma mère a perdu deux enfants, deux garçons avant moi ». Or je n’avais que deux hommes, dont lui dans l’assistance, donc il est impossible que je puisse des représentants pour chacun des hommes, y compris moi. Je lui demande alors de placer quelqu’un pour lui et quelqu’un pour sa mère.

Placement initial de la constellation familiale : mère et fils sont dos à dos

Les deux représentants sont placés comme suit, le fils est face à la porte et la mère face au mur :

Il est ainsi probable que le fils veuille mourir et que la mère ne le voit pas, car elle ne « voit » que les enfants morts. Je lui demande de faire venir sa mort et celle de sa mère.

Placement final : chacun est face à sa mort

Le placement final est le suivant :

Quand sa mort est placée en face de lui, elle a un grand sourire et je lui fais dire :

Je suis contente de te voir en vie.

Je fais réintégrer le client à sa place qui a un léger sourire. Je lui demande alors de se mettre à genoux afin qu’il honore sa mort.

En conclusion

Quand les vivants apprécient leur vie, ils rendent les morts heureux. Ceux-ci sont contents de savoir que leurs frères ou sœurs profitent de la vie alors qu’ils n’ont pas eu cette opportunité. Ils n’aiment pas quand les vivants veulent les rejoindre dans la mort quand ce n’est pas leur place.

Quand la question de place est posée, surtout quand cela concerne la famille d’origine, elle renvoie souvent à sa place de vivant sur Terre. D’accepter d’être en vie est un premier pas vers la résolution, de faire la différence entre dormir et mourir, le complexe d’Hamlet.

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