Aider dans une relation d’adulte à adulte

Voici un texte tiré du livre « Les ordres de l’aide » Ordnungen des Helfens: Ein Schulungsbuchde Bert Hellinger où il insiste sur la relation nécessaire d’adulte à adulte dans une thérapie.
Aider
Le troisième ordre de l’aide thérapeutique est que le thérapeute aide un adulte, qui cherche de l’aide, comme un adulte face à un autre adulte. Ainsi, il a conscience de celui qui le pousse dans un rôle de parent.
Ce qui est alors éprouvé comme de la rudesse, et est critiqué, est compréhensible. Paradoxalement cette « rudesse » est critiquée par plusieurs comme de la prétention alors que c’est cette vue de l’aide comme une transposition de la relation entre parents et enfant qui est présomptueuse.
Le désordre de l’aide thérapeutique est présent, quand on permet à un adulte de faire des reproches à la personne qui l’aide comme un enfant traite ses parents, et quand le thérapeute aide son client comme un enfant et lui enlève ainsi quelque chose dont il porte seul la responsabilité et dont il doit porter les conséquences.
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Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

17 réflexions au sujet de “Aider dans une relation d’adulte à adulte”

  1. Cela dépend du therapeute ! Il ne doit pas avoir une relation Parent / enfant dans une relation d’aide ! Un thérapeute doit être conscient du phénomène du « transfert » dans la relation d’aide … Il doit se connaître pour pouvoir mettre des limites … S’il sent que cela dépasse ses compétences car trop émotionnel, il doit le dire au client et le renvoyer vers un confrère … Et se remettre en question …
    Donc il est évident que le therapeute doit permettre à l’autre de trouver ses propres solutions et de se responsabiliser … Quand le thérapeute est responsable de lui-même et que le client est responsable de lui-même, alors la relation d’aide sera efficace …
    GRETA Moro

    • Oui, ce texte est destiné au thérapeute. Néanmoins, je ne pense pas que le thérapeute « doit permettre à l’autre de trouver ses propres solutions », surtout dans le domaine des constellations familiales. S’il pense ainsi et qu’il n’ose lui montrer la voie, c’est qu’il a peur de dire…. De plus, si la personne aidée est adulte, elle est libre de prendre ou non le message.

  2. Bonjour je trouve votre texte très intéressant. Je ne suis pas thérapeute mais mon travail me place souvent dans une position d aidante ce qui n’est pas simple quand on n’est pas formée pour cela! Comment puis-je ne pas succomber au syndrome des soignants aidant qui s’épuisent???

    • J’ai 2 réponses. La première est « systémique » familiale : voulez-vous sauver quelqu’un de votre famille? Un frère ou une soeur morte ? La deuxième est une question d’équilibre entre donner et recevoir. Cet équilibre est-il respecté ? A un déprimé, on ne donne rien, dit Bert Hellinger. Aimez-vous plus que vous n’aimez autrui ?

  3. Merci d’avoir répondu. Cependant à ma connaissance, je n’ai ni frère ni soeur décédé mais un demi-frère dont l’existence a été cachée pendant environ 30 ans. Nous entretenons depuis 5 ans des liens mais mes deux frères aînés nés des mêmes parents sont très en froids désormais (beaucoup de non dits et conflits aussi. Ils m’ont écartée totalement dans la recherche de ce frère non reconnu et donc sans filiation paternelle). Je les soupçonne d’avoir aussi caché qu’ils connaissaient son existence (l’un deux avoue un déni). Notre père est décédé depuis, i. e. avant que je fasse la rencontre de mon frère. Je suis très en colère contre mon père qui m’a laissé le soin de recoller les morceaux (je suis la seule fille) disant à mon demi-frère qu il n’a pas voulu reconnaître :si quelqu’un doit savoir ce sera ta soeur, seule capable de t’accepter. Ouf! Je me travaille si je puis dire consciente des dangers qui me guettent dans les relations d’aide. Je ne comprends pas la seconde partie de votre réponse : est ce que je m’aime plus qu autrui? Pardon pour ce déballage et merci

    • Ce demi-frère est utérin, de même père ? Dans ce cas, vous pouvez vous identifier à sa mère…. Il est important de s’aimer plus que d’aimer autrui, de se respecter dans une relation d’aide. Ai-je été plus clair ?

  4. Encore merci de votre réponse. Mon frère est le fils de mon père. J’ai bien eu souvent comme le pressentiment de cette identification à sa mère mais c’est très difficile car elle pouvait être, d’après mon frère, une maman difficile. Elle est partie, décédée, quand il a eu 15 ou 16 ans de maladie récidivante. Je suis terrifiée à cette idée d’identification. Mais je comprends mieux qu il faut s’aimer plus qu’autrui. Mais parfois je peux me sentir terriblement anéantie par les conflits (qui me concernent personnellement et non ceux des autres) quoique il en soit merci de votre attention.

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