Le courage d’accepter la vérité telle qu’elle se révèle

Voici un extrait du livre de Bert Hellinger A la découverte des constellations familiales : De la théorie à la pratique qui concerne le courage de dire la vérité.

Parfois, le thérapeute formule des propos extrêmement graves, mais tous les participants savent parfaitement que cela correspond à la réa­lité. Certains thérapeutes craignent d’exprimer leurs perceptions alors qu’en réalité, elles sont visibles pour tous. Mais cette difficulté se pose uniquement à un thérapeute persuadé que les clients croient tout ce qu’il dit, qu’ils sont incapables de penser et de décider par eux-mêmes donc un thérapeute qui se sent totalement responsable de ses clients. S’il exprime sa perception d’une situation visible aux yeux de tous, même si cette réalité est menaçante, le client commence à la regar­der par lui-même. Il s’apercevra du sérieux de la situation et prendra conscience de sa propre force.

En revanche, si le thérapeute estime devoir ménager le client en tai­sant ses observations, le client aura peur de lui, à juste titre d’ailleurs, car un tel thérapeute trompe son client. Il pratique une forme d’amour trompeuse, si toutefois il est possible de parler d’amour, car il n’agit souvent que par lâcheté.

La clarté n’apparaît que pour celui qui a dépassé la peur, comme le décrit parfaitement Carlos Castaneda dans l’un de ses ouvrages sur le chaman Don Juan. La plus grande crainte des thérapeutes est : « Qu’adviendra-t-il si je dis ce que je sais ? » ou « Que diront mes collègues si je dis ce que je sais ? » Il se forme alors une conspiration de lâches méprisant la grandeur de la réalité, du destin et de l’âme des personnes impliquées.

Si le thérapeute adhère clairement à sa perception, le client dispose face à lui d’un interlocuteur qui lui permet de s’orienter. Il ne doit pas se rallier à cette perception et peut parfaitement adopter une position contraire, car même ainsi, il disposera d’une orientation. En revan­che, si le thérapeute ne lui fait pas face pour se confronter, le client est désorienté.

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