La place du cancer du sein selon Bert Hellinger

La place du cancer du sein selon Bert Hellinger

Voici la traduction d’un passage du livre de Bert Hellinger « Mitte und Mass » (le centre et la mesure ou la doctrine du milieu de Confucius) concernant le cancer du sein.

HELLINGER à Maria : es-tu prête ?

MARIA : oui.

HELLINGER : que se passe t-il ?

MARIA : j’ai eu une mauvaise tumeur au sein.

HELLINGER : et comment c’est maintenant?

MARIA : maintenant, il n’est plus là, et j’espère avoir vaincu et surmonté la maladie.

HELLINGER : tu peux la coucher avec toi.

MARIA : au lit avec moi?

HELLINGER : tu peux mettre la maladie au lit avec toi. Comment est-ce ? Comme elle se le demande, elle rit. Imagine-le. Ferme les yeux.

Elle devient calme et recueillie.

HELLINGER (se tournant vers elle) : prends ton temps, je te donne tout le temps.

Elle ferme les yeux et reste recueillie. Au bout d’un moment, Hellinger lui penche doucement la tête vers l’avant. Elle penche la tête plus bas, la secoue une fois puis respire profondément.

HELLINGER après un moment : et bien, que fait la maladie si tu la laisses dormir avec toi?

MARIA : elle devient assez large.

HELLINGER : d’accord, il nous faut un peu plus de temps. Continue.

Elle ferme à nouveau les yeux et baisse la tête.

HELLINGER : elle peut dormir avec toi au lit.

Après un moment, Maria commence à respirer à nouveau profondément.

HELLINGER : donne-lui complètement la place qu’elle désire. Quel âge a-t-elle quand elle se couche ?

MARIA hésite : trente-cinq (l’âge de Maria).

HELLINGER : Ok, continue.

Elle ferme à nouveau les yeux et reste profondément recueillie pendant longtemps. Entre temps, elle soupire profondément et se redresse.

HELLINGER après un long moment. Que se passe-t-il maintenant?

MARIA : elle s’est étendue comme une couverture sur moi et s’est roulée à mes pieds, comme une couverture enroulée.

HELLINGER Exactement. C’est ce qui se passe lorsque tu lui donnes une place.

MARIA Reste-elle allongée là maintenant? Elle rit.

HELLINGER : elle reste là, sauf si tu la chasses. Alors, elle redevient grande.

MARIA : cela fait peur de voir ça comme ça.

HELLINGER : tu as oublié que tu étais sur le point de mourir.

MARIA : Oui, c’est vrai.

HELLINGER : Tu ne peux pas l’oublier. Tu lui donnes de l’espace maintenant. Ensuite, ta vie a une profondeur différente.

Elle est très émue et ferme à nouveau les yeux.

MARIA après un moment. Cela fait du bien

HELLINGER : Exactement. OK. C’était ça.

Pour aller plus loin :

Le site de Bernard Münch qui propose des traductions des livres de Bert Hellinger.

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.