Je peux te regarder et être en paix

Dans le cas d’avortement, la mère préfère souvent expier plutôt que de regarder l’enfant.oeilUne parole qui permet le premier pas est « je peux te regarder et être en paix ». Voici une constellation où cette parole a été prononcée.

La question et le placement initial

La cliente me dit qu’elle hésite entre parler de son beau-frère, du mari de sa sœur, qu’elle ne peut supporter alors qu’elle adore son fils, et de son avortement. Je lui conseille le 2e point, tant il est lent à résoudre. Je lui demande de placer 2 représentants, un pour elle et un pour l’enfant. Elle choisit sa représentante et un homme pour son enfant qu’elle place ainsi : CC1Placé ainsi derrière sa mère, l’enfant n’est pas vu et n’est pas accepté.

Les phrases de résolution

Je demande à l’enfant de se placer en face de la représentante. Celle-ci a tout d’abord les 2 mains derrière le dos, ce qui signifie qu’elle a toujours sa dynamique de persécutrice. Je fais dire à l’enfant :

Tu veux toujours me tuer.

La représentante pleure abondamment et a envie d’avancer pour prendre l’enfant dans ses bras. Je l’en empêche car ce mouvement est trop rapide pour être un mouvement de l’âme. Ceux-ci sont lents et plutôt saccadés, comme s’il était possible de changer de direction à chaque mouvement. De plus, il est important qu’elle voit son fils. Je lui fait dire :

Je peux te regarder et être en paix.

Comme la représentante a toujours envie d’avancer, je place une représentante pour sa mère afin qu’elle y trouve un appui. Je lui demande si elle a eu des enfants vivants et elle me répond que non. Je lui fais dire alors :

Maman, je suis contente d’être une femme comme toi.

Une femme qui n’a pas eu d’enfant ne se sent pas complètement femme. De plus, comme elle porte plus de responsabilité que l’homme dans le cas d’avortement, de s’appuyer sur sa mère lui permet d’être plus bienveillante avec sa féminité.

Le placement final est le suivant :CC2Ou la mère est en face de son fils en s’appuyant sur sa mère. La cliente reprend sa place et peut reprononcer les paroles libératrices.

En conclusion

La cliente était toujours en colère contre son « fils » et sa colère s’est sûrement déplacée vers le beau-frère, ce qu’on appelle un simple déplacement d’émotion. Le premier pas était de voir son propre fils afin d’arrêter de le confondre avec autrui. Elle m’a écrit le soir même :

« Merci beaucoup pour le travail de ce soir ça a été puissant… je suis patiente et me sens de mieux en mieux. L’avortement a eu lieu en 1994.« 

Pour aller plus loin

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